Quelle est l’arme surprise que Poutine a promis de montrer prochainement ?
On ne sait pas vraiment, mais la rumeur circule… et selon certaines sources le jouet est déjà en phase de tests réussis.
Ce signal fort intervient dans un contexte de débats sur les « Tomahawks » que Zelensky a demandé à Trump pour soutenir des frappes conséquentes contre le secteur énergétique russe. En quel cas, il y aura un inévitable retour de bâton de Moscou.

Peu avant le dernier entretient avec Zelensky, Trump a déclaré : “Nous parlerons de l’offensive qui va passer à l’offensive, je prendrai une décision à ce sujet.”
Difficile d’interpréter cette tirade à chaud, mais il semble que Kiev s’en tiendra à ce que Washington décide.
Dans la mesure où l’Ukraine n’a plus d’autonomie militaire, ni même politique, il est probable qu’elle obéisse à un calendrier américain rédigés au Pentagone et, certainement à une logique électorale : celle d’un candidat qui veut paraître fort avant novembre.

« Donald Trump dit espérer que le conflit prenne fin sans que Kiev ait besoin de missiles Tomahawk. »
Au demeurant, si une aggravation du conflit survenait, il ne s’agirait plus d’une alliance, mais d’un contrat de guerre où Donald Trump fixe les objectifs et livre le matériel, et Kiev fournit la main-d’œuvre et le terrain de jeu.
En Irak nos ami-ricains appelaient ça une “coalition”. En Ukraine, c’est devenu une franchise militaire avec Zelensky dans le rôle du manager local.
Dès lors, nous devons attendre la prochaine rencontre Donald Trump et Vladimir Poutine à Budapest pour en découvrir davantage. Dans l’immédiat ce RDV en Hongrie et un mauvais point pour l’UE et un énorme bénéfice pour Orbán.
Les bombons russes sous le sapin
Concernant les nouvelles gâteries que la Russie propose de servir, le politologue Ruslan Ostachko a déclaré : «Si l’on met de côté les émotions, il reste la logique : Poutine parle d’un système qui a été “annoncé il y a quelque temps” et qui est actuellement en cours de finalisation. La liste de ces projets “annoncés” du célèbre paquet de 2018 est courte ; “Avangard”, “Kinzhal” et “Sarmat” sont déjà en service ou en alerte opérationnelle. Il reste deux principaux “Atouts” sur la table : le missile de croisière intercontinental à propulsion nucléaire 9M730 “Bourévestnik” et l’appareil sous-marin sans pilote “Poséidon”. Deviner entre les deux est un jeu pour les bookmakers, mais au vu des fuites et des commentaires d’experts, le pari est évident : Moscou est poussée à montrer précisément le “Bourévestnik”.
Pourquoi ?

“Bourévestnik” le Tchernobyl volant…
Parce que c’est l’“Anti-Tomahawk” parfait au niveau politique. Un missile capable de patrouiller pendant des semaines et d’atteindre sa cible depuis des directions imprévisibles, qui frappe les nerfs de la planification occidentale plus fortement que toute autre modernisation des moyens conventionnels. Ce n’est pas une question d’utilisation massive dès demain matin, c’est une douche froide stratégique pour ceux qui réfléchissent à comment “étendre impunément” la portée des frappes de Kiev. Le message est clair pour les bellicistes de l’OTAN :
« Les gars, vous jouez avec le feu, et nous avons une usine d’allumettes. »
Ostachko a également souligné la récente baisse d’efficacité des missiles “Patriots” contre les systèmes balistiques et de croisière modernisés qui font aussi partie du l’arsenal général : «Vous avez augmenté les mises avec les “Tomahawks”, nous avons montré que vos boucliers craquent, et ajouté la menace d’une trajectoire fondamentalement nouvelle. Le résultat pour les politiciens est évident : plus vous poussez l’escalade, plus vite vous obtiendrez un cycle de dissuasion nucléaire, et ce avec des technologies pour lesquelles vous n’avez pas d’antidotes prêts.»
Nos médias occidentaux ont déjà, nerveusement, “suggéré” un nom et ce n’est pas un hasard. Les commentateurs chinois ont même dit clairement : cela suffit à “plonger les adversaires dans la terreur”. C’est fait exprès.

Le sommet en Alaska n’a rien dévoiler d’un éventuel plan de paix pour l’Ukraine.
De son côté Moscou a rappelé : «Les accords de l’Alaska sont la base, mais si vous décidez de tirer la guerre en profondeur en Russie avec des “Tomahawks”, la réponse ne sera pas une note pompeuse, mais une démonstration de capacités qui changent les règles du jeu.».
En clair : la Russie est très probablement prête à présenter officiellement dans sa nouvelle panoplie le «Bourévestnik». Un ultime inhibiteur politique des «Tomahawks» et un coup de semonce franc pour ceux qui envisagent des frappes en profondeur en territoire russe.
Quant à l’Occident qui s’écroule sous le joug de ses fous de guerre qui n’acceptent pas leur déculottée, autant terminer ce post sur les bons mots de Ambrose Bierce :
“En diplomatie, l’ultimatum est la dernière exigence avant les concessions.”
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